
L’inventaire physique des immobilisations est une obligation légale. Ce guide pose le cadre réglementaire, détaille la méthode terrain en trois phases et liste les cinq erreurs qui faussent le résultat. Pratique, sourcé, actionnable.
La gestion de parc désigne l’ensemble des activités permettant de recenser, identifier, localiser et suivre les actifs physiques d’une organisation — équipements industriels, mobilier, matériel informatique, véhicules, outillage — tout au long de leur cycle de vie. Elle articule deux dimensions complémentaires : la traçabilité physique de chaque bien et la tenue d’un registre comptable conforme aux obligations légales.
Les organisations B2B qui disposent de parcs importants (collectivités, établissements de santé, industries, directions informatiques) structurent leur gestion de parc autour de trois fonctions. L’identification physique de chaque bien par un support de marquage permanent (étiquette code-barres, QR code ou RFID). L’inventaire périodique, au minimum annuel, qui vérifie la présence, la localisation et l’état de chaque actif et le rapproche des données comptables. La maintenance et le suivi des interventions, alimentés par les systèmes GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur).
La fiabilité de la gestion de parc repose sur la pérennité du marquage physique. Quand l’étiquette d’identification se dégrade avant la durée d’amortissement du bien, le lien entre l’actif physique et son historique dans le système d’information est rompu. Le choix du matériau d’étiquetage — adapté à l’environnement d’usage, à la surface et aux contraintes de lecture — est donc un prérequis à toute gestion de parc fiable dans la durée.
En France, la tenue d’un registre des immobilisations est imposée par l’article L.123-12 du Code de commerce. Un bien non retrouvé lors de l’inventaire annuel déclenche une sortie d’actif comptable (compte 657, réforme ANC 2022-06).